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Le CPNA demande d’être consulté concernant un projet de développement domiciliaire sur un secteur stratégique pour les Abitibiwinnik

today08/18/2026

Arrière-plan

COMMUNAUTÉ – Le Conseil de la Première Nation Abitibiwinni (CPNA) souhaite exprimer ses préoccupations concernant un projet de développement domiciliaire envisagé sur les rives de la rivière Harricana, dans un secteur revêtant une importance particulière pour les Abitibiwinnik.

Le CPNA déplore notamment ne pas avoir été consulté ni par le promoteur, ni par la Ville d’Amos, malgré qu’elle ait appuyé la démarche liée à ce projet, alors que le secteur concerné est utilisé depuis des générations par les membres de la Première Nation pour différentes activités traditionnelles, notamment la chasse à l’outarde, la pêche et le canot.

« Pour le CPNA, le fait qu’un terrain soit situé dans un périmètre urbain et qu’il soit de propriété privée ne signifie pas que les usages, les droits et l’importance culturelle de ce territoire pour les Abitibiwinnik doivent être écartés », affirme Chantal Kistabish, cheffe du CPNA.

Un secteur d’importance pour les Abitibiwinnik

Le secteur visé par le projet présente une importance qui dépasse largement sa valeur foncière ou son potentiel de développement résidentiel. Selon les informations dont dispose le CPNA, le secteur se trouve à proximité du cimetière des Abitibiwinnik ainsi que de lieux associés à l’histoire et à la présence ancestrale de la communauté. Une île située dans ce secteur revêt également une importance historique particulière. Puisque les Abitibiwinnik fréquentaient autrefois cet endroit et qu’un gardien y aurait notamment assuré une présence sur le territoire.

Le CPNA est également préoccupé par la possibilité que de futurs aménagements, notamment des quais ou des infrastructures riveraines, puissent être envisagés dans ce secteur.

« Nous devons nous assurer que le développement ne compromette pas des lieux qui ont une valeur culturelle, historique ou archéologique pour notre communauté. Ce sont des éléments qui doivent être considérés avant que le développement ne soit autorisé ou concrétisé », souligne James Cananasso, vice-chef du CPNA.

La réconciliation doit se traduire par des actions
Le CPNA reconnaît les responsabilités de la Ville d’Amos en matière d’aménagement et le fait que le projet concerne un terrain privé situé en périmètre urbain. Toutefois, le Conseil Abitibiwinni estime que ces considérations ne devraient pas empêcher une véritable démarche de dialogue et de consultation lorsque des secteurs d’importance pour les Abitibiwinnik sont touchés.

« Nous ne sommes pas contre le développement. Nous sommes contre le développement qui se fait sans consultation de notre communauté sur notre territoire non-cédé. », précise M. Cananasso.

Le Conseil souhaite ainsi privilégier une approche constructive fondée sur le dialogue, la reconnaissance des usages et des droits des Abitibiwinnik ainsi que la protection des lieux présentant une valeur culturelle et historique.

Pour le CPNA, la réconciliation doit se traduire concrètement dans la manière dont les municipalités, les promoteurs et les Premières Nations travaillent ensemble lorsqu’un projet touche un territoire d’importance.

Le CPNA demeure donc dans l’attente d’un suivi de la Ville d’Amos et souhaite que les prochaines étapes permettent d’établir un dialogue constructif et respectueux avec la Première Nation, afin que les préoccupations et les intérêts des Abitibiwinnik soient pleinement pris en compte dans la suite de ce dossier.

Écrit par: Denis Germain


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