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Manifestation des paramédics : Marche funèbre le 7 janvier à Amos

today01/08/2026

Arrière-plan

Le 7 janvier dernier, les paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN ont pris la rue pour enterrer les demandes patronales de recul. Une marche funèbre s’est tenue ce 7 janvier, du Centre hospitalier d’Amos jusqu’au bureau de la députée caquiste Suzanne Blais, afin de dénoncer la situation alarmante dans le secteur préhospitalier.

Depuis 2021, 46 paramédics ont quitté la profession ou la région, aggravant la désertification ambulancière et mettant en péril la sécurité des citoyennes et citoyens. Or, la CAQ empire la situation en réclamant, notamment, une baisse de rémunération des paramédics.

La convention collective est échue depuis le 31 mars 2023, et la dernière augmentation salariale remonte au 1er avril 2022. « Prends.pitié.de.nous », implorent les techniciennes et techniciens ambulanciers paramédicaux, qui ont été en première ligne durant la pandémie et continuent d’assurer des services essentiels malgré le mépris dont ils sont victimes. « La désertification ambulancière est une réalité dramatique. Chaque départ de paramédic fragilise davantage le réseau et met des vies en danger. Il est urgent que le gouvernement agisse avant qu’il ne soit trop
tard », affirme Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi–Témiscamingue Nord-du-Québec–CSN.

Selon la CSN, les négociations n’avancent pas au rythme souhaité.

Nous en sommes maintenant à la 27e semaine de grève générale illimitée, une situation intenable qui démontre l’urgence d’un règlement équitable. « Ce n’est pas normal que le gouvernement prenne autant de temps à négocier des contrats de travail. Cette tendance s’observe dans plusieurs organismes gouvernementaux, mais là, 3 ans sans convention, c’est inacceptable. Rappelons que ces paramédics méprisés ont traversé une pandémie en étant essentiels et en gardant le système à bout de bras », s’insurge Lyne Massicotte, vice-présidente régionale de la FSSS-CSN.

En cette période pré-électorale, la CSN lance un appel clair au gouvernement : il est temps de respecter ces travailleuses et travailleurs essentiels et de conclure rapidement une entente juste.
La population mérite un service préhospitalier sécuritaire et des paramédics traités avec dignité.

 

Crédit photo: Mathieu Proulx /médiAT

Écrit par: Denis Germain


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